Pour
connaître la suite et la fin de l'épisode, nous vous invitons à
vous connecter sur le site
oenoalsace.com,
qui propose un carnet de bord quotidien sur un panel de huit domaines alsaciens
(Domaine de l'Oriel, Paul Blanck, Hugel & Fils, Laurent Barth, Etienne Loew,
Guy Wach, Olivier Zind-Humbrecht, Agathe Bursin et Valentin-Zusslin).
Une démarche très intéressante, qui s'inscrit dans la continuité
de l'uvre déjà entreprise par le domaine Hugel, qui présente
chaque année sur son site un journal vidéo de ses propres vendanges.
Une nouveauté à noter cependant cette année, puisque c'est
désormais par le biais d'un blog que le prestigieux
domaine
de Riquewihr livre ses commentaires.
*En
1995 , les vignerons de Bergheim, où se situent les deux Grands Crus
Altenberg de Bergheim et Kanzlerberg, ont adopté une charte de qualité
qui, outre l'interdiction de la chaptalisation et un rendement maximum de 50
hl/ha, " fixe un degré minimum pour chaque cépage, en donnant
plus d'importance à la maturité physiologique du raisin et moins
à la quantité d'alcool qu'il contient " (source :
www.alsace-du-vin.com).
Par ailleurs, sur la page Internet du site de l'AVA consacrée cette fois
au Kanzlerberg, Sylvie Spielmann précise que " la maturité
prolongée du raisin dans ce terroir tempéré favorise la
formation lente des arômes et le développement de la structure
acide ".
Vendanges 2006 :
Les Raisins de la galère ?
C'est parti ! le 25 septembre dernier, les premiers des 15 000 vendangeurs
saisonniers recrutés en Alsace ont pris le chemin des vignes pour s'attaquer
à la découpe des cépages de l'AOC Alsace.
Le Comité régional d'experts des vins d'Alsace avait fixé
les dates d'ouverture des vendanges suivantes : AOC Alsace : le 27 septembre
pour tous les cépages. AOC Grand Cru : 27 septembre pour tous les cépages,
excepté pour l'Altenberg de Bergheim et le Kanzlerberg, (11 octobre
pour ces deux-là*). Vendanges tardives et sélection de grains
nobles : 11 octobre pour tous les cépages.
C'est
donc avec deux jours d'avance sur le calendrier que les experts du sécateur
ont commencé à sévir dans les rangées. La faute
à cette vilaine pourriture qui s'est (trop) rapidement installée
dans les vignes et qui a contraint certains vignerons à prendre les devants,
notamment pour les rieslings.
Du coup, ça galope dans les parcelles !
Les conditions météo de la deuxième quinzaine de septembre
sont pour beaucoup dans cette soudaine précipitation. Pourtant, tout
avait plutôt bien commencé : L'hiver, assez rigoureux et très
long - le 4 mars, 50 cm de neige s'écrasèrent en Alsace - a retardé
le débourrement, qui est intervenu entre le 25 et 30 avril dernier.
La floraison, extrêmement rapide en raison d'une forte hausse des températures
à partir de fin mai, s'est terminée autour du 19 juin. La période
caniculaire du mois de juillet laissait craindre le pire, mais le mois d'août,
frais et bien arrosé, a compensé le manque d'eau et n'a pas eu
de conséquences sur l'état sanitaire des raisins.
"Heureusement que le temps a été frais" nous avait
alors confié Jean-Luc Mader, vigneron à Hunawihr. "Si en
août, la chaleur s'était mêlée aux précipitations,
on aurait eu très tôt des problèmes de pourriture".
L'équation pluie + chaleur + pluie + chaleur = pourriture, si elle
ne s'est pas vérifiée en août, elle l'a été
en septembre. Après une première quinzaine radieuse, la pluie
est apparue le week-end du 16-17 septembre et des jours chauds se sont de
nouveau écoulés avant que de nouvelles pluies ne s'abattent
sur la région. En ce soir de 30 septembre, les précipitations
sont de nouveau au rendez-vous après une chaude journée. Rien
de bon...
Pas de catastrophisme, néanmoins ! La situation n'avait rien d'alarmante
à l'heure où nous écrivions ces lignes, d'autant que
les raisins vendangés et triés pour beaucoup présentait
une belle maturité.
A la une du mois d'octobre 2006